mardi 21 juin 2011

je ne sais pas ce doit être le vin du Rhin et les odeurs tiédies du début de la nuit
le jour s’est étiré à n’en plus
non je ne sais pas n’en plus pouvoir et chaque fin de c’est pareil
fin de ou début
début de l’été mais vraiment je ne sais pas et ce vin l’histoire qu’il trace
et nous sommes deux ou trois à le penser ainsi
cette insinuante tiédeur les rues comme sans cesse occupées pour rien
et par personne
l’angoisse de ne rien transmettre et les soirs
interminable souffle contenu en un
debout pourtant et nous sommes peut-être un peu plus que ça peut-être quatre ou cinq
c’est fou cette absence qui se prolonge et les échos vides sous les pas
mais où est la ville cette nuit
Mila dort de l’autre côté
et je ne sais pas quel bruit ferait une course soudaine sur le bitume