lundi 1 décembre 2008



La nuit il faut traîner son corps du côté des grandes gares parisiennes
et boire des demis dans les brasseries vides qui ferment à onze heures et où
d’étranges femmes russes aux verres fumées s’essuient les yeux pendant
que leur chauffeur tourne en rond sur la place
un carrefour infini à traverser des échos de couleurs
dans l’eau là où la chaussée et le trottoir se confondent
s’il pleut
s’il fait un froid à vous fendre le crâne
c’est encore mieux.



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