jeudi 8 janvier 2009

Pour (absence de) mémoire



Comme un flottement hors du cercle le froid au milieu
du brouillard
à grands pas la danse ce sera
pour plus tard une décision à prendre
action physique
et mentale très brumeux oui très
embrumé chaque matin je passe au-dessus
du boulevard périphérique une corde raide le vide
peuplé de véhicules
chaque matin le bus petite ceinture lâcher prise
porte des lilas porte brunet porte de pantin la villette et puis
la propagande publique
au moment dilué où s'éteignent
les réverbères dans le léger décalage de l'est à l'ouest
aucun contact maternel nulle part ni même seulement télé-
phonique
pas réceptive donc à la
propagande publi-
citaire se conduit au long
des maréchaux avec le brouillard fondu déjà
comme une neige éclatée sur la grisaille ambiante
un soleil pour les pauvres
se traîne dans le caniveau des corps à relever
degré zéro de l’abandon l’amour
ne rembourse pas la différence
et l’on vit malgré tout malgré aussi
les bombes à neutrons qui vous écartèlent si bien
force d’inertie en cavale les
bouteilles jetées à la mer
quand j’embrasse les monades fuyantes du souvenir…
au présent ce serait si beau de te connaître.


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