Un rappel en profondeur la nuit ça cogne
de tous les côtés et partout à la fois comme un rêve qui se serait levé
sentir son corps une traversée matérialiste mais je dois chercher l’air
je n’ai pas fini de finir pas fini de
rompre les derniers liens déjà tellement distendus qu’il ne reste plus
qu’une poussière de corde rongée jusqu’à l’os
ça cogne et ça bouge j’adresse la parole
au spectre miroir des reflets de moi-même et
de ces rencontres jamais achevées qui nous sont si chères
des souvenirs bien vivants de traces cicatrices laissées
par un appel du corps une fulgurance ralentie
autrefois
les dissolutions d’atomes me firent éprouver cette alchimie imparfaite
où l’automne me replonge comme
une saison rêvée
un corps pour deux à moins que ce ne soit l’inverse je me rappelle
ne pas se dévoiler mais se donner
tout à fait comme un seul bloc
indifférenciable le point du jour seul
en pointillé une efficacité terrible ça joue
pour moi sans doute

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